| Le "pitch" : Un escroc de petite envergure missionné pour abattre un ex-roi de la jet-set (J.Rochefort) et un père de famille (E.Baer) parti à la rencontre de sa « Net friend », conquise sur un site de rencontres, échangent leurs identités pour faciliter leur approche… La bande annonce |
Réalisé par Edouard Baer - Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 38min. Année de production : 2004
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Une joyeuse bande d’hulurbaerlus… On retrouve bien sûr une bonne partie des acolytes d’Edouard Baer qui le suivent depuis ses pérégrinations télé (le centre de visionnage – NPA Canal+…), ciné (La Bostella) et théâtrales (Le grand Mezze) : François Rollin, Gilles-Gaston Dreyfus (le narrateur ou voix « in »… vous comprendrez en allant voir le film), Francis Van Listenborgh (l’homme à tout faire, totalement excellent !)…
Pour parfaire le casting, un Benoît Poelvoorde toujours très bon équilibriste entre pauvre type sympathique et pauvre type pathétique même si l’on commence à le connaître dans ce registre (Podium, Les portes de la gloire…), un Jean Rochefort brillant en has been des seventies, ex-ami épuisé des stars en villégiature dans son hôtel insulaire, une Chiara Mastroianni inattendue et royale, et un Atmen Kélif tordant, complétement déjanté, en doux-dingue exalté.
L’histoire ne se raconte pas, car elle ne peut l’être. Sa trame tient dans le pitch. D’ailleurs elle peut être considérée comme un prétexte au « dévissage » complet du film et de ses comédiens à mi-parcours tant le film bascule dans l’absurde – au bon sens du terme – dans sa seconde moitié.
Rien d’étonnant, on connaît Baer et son univers très particulier que son éloquence si particulière pourrait illustrer à elle seule. Pas de mauvaise surprise ici. Que des bonnes. Une fantaisie qui tourne très rapidement à la farce, flirtant avec le grotesque, fond de commerce ô combien déroutant mais rafraîchissant du réalisateur.
Pour être clair, subjectif et partial mais honnête, j’étais mort de rire les premières 50 minutes. Comique de situation, jeux de mots, quiproquos vaudevillesques mais caustiques, et une scène qui à elle seule mérite d’aller voir le film : Josée Dayan qui explique désabusée comment Keith Richards lui a fait du gringue pour coucher avec elle dans les années 70, sur cette île…
La seconde partie, comme je le disais, part en live comme on dit maintenant. Le spectateur est pris à témoin. Les comédiens en « grève »… Improvisations si chères à Edouard Baer ? Ou textes au cordeau ? A vous de vous faire une opinion. Quoiqu’il en soit, cette partie volontairement plus brouillon perd un peu en consistance.
Mon avis : Globalement un excellent moment comique, décalé, et donc audacieux dans le paysage du cinéma français. Si le premier film d’Edouard Baer (La Bostella - 2000) n’avait pas rencontré le succès qu’il méritait, espérons que AKOIBON trouve un plus large public qui mérite de se désaltérer auprès de cette source d’inspiration si vivifiante.
Les autres critiques : avec Allociné

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